William Decker

William Decker
Vous cherchiez un blog sur les histoires d'amour déçues ? Vous avez cliqué sur le bon lien. Le récit que je vais vous transmettre est en effet très décevant, bien que j'espère toujours qu'il se termine en happy end d'un vieux film.

Nous y voila, je vais vous raconter l'histoire de ces deux amants, puis amis, que seule la mort réussira à réunir, par manque de chance ou par manque de courage, de cela je vous laisse en juger.

Je n'ai plus l'âge de faire du commerce, ou de venir lire des écrits d'adolescents pitoyables sur mes amis, aussi je vous prie de ne pas encombrer ce blog par vos commentaires dignes des plus grands publicitaires.
D'ailleurs je ne viendrais pas sur vos chers sites, ce n'est pas à moi qu'il faut s'adresser pour avoir la monnaie "com's" dont vous vous nourrissez

Mon identité n'a pas grande importance, pas la peine de me seriner avec des questions du genre "Qui est vraiment l'auteur de ce blog ?" ou autre "J'adore ce que tu écris mais j'aimerais bien te connaître", je n'ai pas votre âge, je ne devrais même pas faire cette histoire, mais voila, le destin en a décidé autrement.

Pour finir, j'ai fait le serment de relater cette histoire, vous n'avez jamais fait le votre, alors un conseil, fuyez tant qu'il en est encore temps. Allez profiter de la vie dehors, autre part, ne restez pas assis devant votre écran à lire tout ceci. Le monde est vaste, et vous devez être assez jeunes pour le parcourir, tout ce roman ne vous apportera que des déceptions

William Decker

PS : Toutes les informations que j'ai moi-même récoltées sont classées confidentielles, aussi je vous prie de respecter mon travail, vous risqueriez gros en le publiant sur vos blogs.
Je tiens à remercier ma relectrice, correctrice et designer personnelle, Abby, je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu fais pour moi et eux.

# Gepost op donderdag 07 augustus 2008, 08u47

Gewijzigd op donderdag 29 januari 2009, 12u23

Jenny & Jethro

Jenny & Jethro
Cette histoire ne commencera pas par "Il était une fois", désolé de vous décevoir.
Ceci n'est pas un conte de fée, et bien sûr, ne se terminera pas par "Il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
Bien que ma chère Jenny pourrait sans difficulté passer pour une princesse, son père n'était pas un roi, peut-être le roi des enfoirés mais ça vous ne le savez pas encore.

Nous sommes en 1998, quelques mois après cette fameuse coupe du monde que les français affectionnaient tant. Le NCIS décida de mener une opération à Paris, très importante. Pour cela, ils envoyèrent deux agents sous couverture, chargés de communiquer avec les plus grand mafieux russes, avant de les arrêter un à un... Voir plus si affinités.
C'est ici qu'un certain Leroy Jethro Gibbs intervint. Ancien marine à la retraite, il était enquêteur depuis de nombreuses années. Son passé est assez obscur, j'en ai connaissance, mais conformément à sa demande, je ne le publierai ici que par intermittence. Tout ce que vous devez savoir sur lui, c'est qu'il rejetait l'autorité, mais se faisait obéir par de nombreuses personnes, parfois d'un seul regard. A ce jour, on lui comptait deux demandes en mariage. Son âge était gardé de lui seul, je vous laisse le supposer.
Si vous voulez une rapide description, la voila : il n'était pas très jeune, mais pas trop vieux non plus, il avait des yeux bleus que de nombreuses femmes désignèrent de "captivants" et des cheveux gris se rajoutant seulement à son charme.
Il fut aussi désigné par la plupart de la gent féminine de "vrai salaud", de "bâtard" ou encore simple "macho" ce qu'il ne se défendait pas d'être.

Pour le moment, cet homme téméraire et peu doué avec les femmes, se trouvait à l'aéroport Orly à Paris, en attente de l'agent qui l'accompagnerait dans cette mission. Il patientait dans le hall, avec pour tout bagages deux valises à moitié pleines.
Enfin, une jeune femme arriva en courant dans l'aéroport. Elle était rousse, de longs cheveux longs et semblait chercher quelqu'un.
Cette jeune femme pressée, c'était Jenny Shepard. En vérité, son prénom était Jennyfer, si vous l'appeliez ainsi vous risqueriez bien vite de brouiller toutes relations possible avec elle en quelques secondes, elle le haïssait. Je ne me donnerai pas la peine de vous exposer les raisons, vous ne comprendriez pas.
Elle était, à l'époque, agent au NCIS depuis quelques mois seulement, et ses supérieurs l'avaient envoyée pour cette mission avec la ferme intention que Gibbs puisse la former. On ne savait pas grand-chose d'elle, seulement ce dont elle avait bien voulu parler. C'était une femme forte, avec beaucoup de caractère, et malgré son statut de bleu, elle tentait de ne pas se faire marcher sur les pieds. Là encore, beaucoup de mystères entouraient cette personne et son passé, secrets que j'ai pu percer et déterrer au fil des années, mais que je vous laisserai découvrir par vous même.
Beaucoup de gens pensèrent d'elle, bien après cette histoire, qu'elle était égoïste, peu attachante voir même insensible. Mais vous savez peut-être que l'opinion générale est dangereuse et souvent trompeuse. Ce que je sais, c'est qu'à l'époque où se déroula cette histoire, elle n'était pas encore devenue la femme froide et distante que certaines personnes verront plus tard.
Je tiens à vous prévenir, avant que vous ne vous fassiez des illusions : Ne vous attachez pas à elle, car Jen doit mourir.
A l'instant présent, ma chère Jenny se dirigeait d'un pas ferme vers celui qui allait devenir son amant. Elle venait de le reconnaître grâce à la description que lui avait fait son agent de liaison.

- Vous êtes Gibbs ? lui demanda t'elle d'une voix déterminée.

Il se leva et l'observa, avant de lui répondre :

- Oui. Shepard je suppose ?

Il détailla des pieds à la tête la jeune femme qui le fixait. Rousse... pas étonnant qu'ils l'aient choisie. Il fallait former un couple pour cette mission, autant que ça paraisse vrai.

- Désolée je suis en retard mais...
- Ne vous excusez pas, c'est une preuve de faiblesse, la coupa t'il d'un ton froid.

Il n'attendait pas de réponse, elle ne lui en donna pas. Au moins, comme ça, c'était clair. Il la fixa une nouvelle fois, avant de dire plus pour lui :

- C'est bien ma veine, ils m'ont collé une bleue...
- Ne commencez pas ! Je sais que je suis au NCIS depuis peu de temps, mais on en a pour minimum six mois alors autant partir sur de bonnes bases !

Il la regarda, impressionné. Autre chose que vous devez savoir sur lui, Gibbs aimait les femmes qui ont du caractères, et à en juger par le regard foudroyant qu'elle lui adressait, celle-ci devait en avoir.
Il esquissa un sourire.

- Pourquoi souriez-vous ? lui demanda t'elle.
- Pour rien. Bien, on y va ou vous voulez rester là pour peaufiner votre bronzage ?
- Un taxi nous attend dehors.

Il se dirigea vers la sortie, en marchant si vite que Jen eut du mal à le rattraper avec ses talons.

- C'est William qui vous a mise sur cette mission ? questionna t'il tout en continuant à marcher.
- Oui, pourquoi ça a de l'importance ?
- Il va le payer...
- Si ça vous dérange d'être avec moi, vous n'avez qu'à demander une autre partenaire agent Gibbs !

Il stoppa, et la détailla de nouveau, s'arrêtant particulièrement sur son décolleté plongeant. Puis, il la fixa dans les yeux.

- Non ça devrait le faire. Mais appelez moi Jethro.

Cette fois, un vrai sourire se dessina sur les lèvres de sa future partenaire, avant qu'elle ne réponde :

- Jenny.

Il se remit à marcher, plus lentement cette fois pour lui permettre de le suivre. Ils sortirent de l'aéroport, et rentrèrent dans le taxi chargé de les conduire à l'ambassade américaine.

# Gepost op donderdag 07 augustus 2008, 10u23

Gewijzigd op woensdag 11 februari 2009, 11u59

Chapter II

Chapter II
Vous êtes vous déjà retrouvé en compagnie d'une personne fort désagréable et malpolie sans que vous ne sachiez pourquoi ? Si c'est le cas, alors vous pouvez comprendre ce que ressentit ma chère Jenny à ce moment précis de l'histoire.
Lorsqu'il se trouve que cette personne est seulement un employé des postes assis à une table poussiéreuse qui passe ses journées à appliquer un tampon sur des lettres, et que votre tâche consiste seulement à l'interroger, alors ce n'est pas si dérangeant. Sauf, bien sûr, si cet homme décide brutalement de vous dénoncer au poste de police le plus proche tout en vous indiquant la sortie avec un sourire particulièrement désagréable.
Mais si c'est l'homme avec lequel vous allez devoir passer au minimum six mois de votre vie parce qu'il est votre patron, alors, ça devient déjà plus compliqué.
Évidemment je ne pense pas que Gibbs faisait exprès de se faire détester à ce point par la jeune femme rousse assise à côté de lui dans le taxi chargé de les conduire à l'ambassade, quoique détester soit un faible mot pour ce qui se passa plus tard. Mais le fait est, que Leroy Jethro Gibbs a souvent été désigné de détestable par les femmes qu'il a côtoyé dans son existence, quand elles ne le trouvaient pas charmant. Une de plus ou une de moins, où était la différence me direz-vous ? Et bien elle était là, où Jen était, et resterait encore aujourd'hui si elle était toujours vivante, la seule personne sur terre à résister à ce machiste indépendant.
Pour l'heure, elle tourna la tête vers la fenêtre en soupirant une nouvelle fois, indifférente au paysage parisien défilant devant ses yeux. Cette ville, elle l'avait visité de fond en comble, sans savoir qu'un jour elle la haïrait de tout son c½ur, tout en l'idolâtrant. Aussi, les champs Elysées, la Tour Eiffel et l'arc de Triomphe ne lui firent aucun effet lorsque la voiture passa devant.
Le chauffeur, plutôt aimable, déblatérait des idioties, comme sûrement avec tous ses clients, qu'elle écoutait d'une oreille et auxquelles cet agent Gibbs répondait par des signes de tête ou des "hm hm" qui faisaient illusion, étant donné qu'il ne comprenait pas un mot de français. Jusqu'à ce qu'il arrive à en déduire que les deux futurs amants étaient mariés, ce qui la fit immédiatement réagir. Vous pensez bien, dire qu'elle était avec cet abruti machiste !

- Hé, dites donc, vous devriez emmener votre dame au musée Grévin, la mienne a adoré, surtout..
- Nous ne sommes pas mariés ! le coupa-t-elle précipitamment dans un français presque parfait.

Gibbs la dévisagea. Il n'avait pas saisi la remarque du chauffeur, mais d'après ce qu'il savait elle venait de faire une bourde. Du moins si la mission consistait bien en ce qu'on lui en avait dit.
Le chauffeur s'abstint de faire d'autres remarques après s'être fait rabroué, et il continua à conduire, laissant le silence emplir l'espace.
Enfin, arrivés à un grand bâtiment en vieille pierre, il coupa le contact. Les deux agents descendirent du taxi, et après que Jen ait payé sa course, se dirigèrent vers les luxueux jardins parsemés de statues à la gloire de l'Amérique.

- Vous commencez mal, agent Shepard, on ne sait pas encore en quoi consiste la mission, dire que nous n'étions pas mariés c'était...
- Je croyais que vous ne parliez pas français ? la coupa t'elle d'un ton sec.
- Non en effet.

Elle ne dit rien de plus, elle n'allait pas non plus lui faire plaisir en se posant des questions sur lui. Ils marchèrent jusqu'à la porte du grand bâtiment, et s'arrêtèrent. Ils savaient qu'une fois à l'intérieur ce ne serait que longs discours officiels et langue de bois classieuse. Ce qu'ils ignoraient c'était combien ils se ressemblaient, à quel point ils haïssaient tous les deux ces choses-là.
Alors, lorsqu'ils entrèrent dans l'ambassade américaine, sans savoir que la tâche était aussi pénible pour l'un que pour l'autre, ils avaient la même impression : ils n'en ressortiraient que quelques heures plus tard, épuisés par les différents interlocuteurs qu'ils rencontreraient.

# Gepost op zondag 09 november 2008, 12u17

Gewijzigd op donderdag 19 februari 2009, 14u48

Chapter III

Chapter III
Lorsqu'ils sortirent de "l'arène" comme ils se plairaient à surnommer ces réunions ridicules plus tard, ils avaient l'envie profonde de se jeter sur un lit... pour y dormir. Je ne sais pas si vous avez déjà écouté les discours inutiles d'officieux vous rappelant que nombre de personnes comptent sur vous. Quoi qu'il en soit, pour eux ce fut à peine supportable de le faire pendant plus de deux heures.

Il y eut tout d'abord leur chef de mission, expliquant en détail la couverture dont ils devaient se doter. Puis, un sénateur américain assez âgé pour avoir fait la guerre du Golf commença un discours, composé surtout de "votre pays est fier de vous". Plus intéressant, un agent déjà sous couverture à Paris vint leur expliquer les grands noms des russes infiltrés à Paris, ce qu'ils devaient faire pour ne pas paraître louche et les formalités d'usage chez les mafieux. Enfin, ils terminèrent par quelques personnes haut gradés et leur agent de liaison, ce qui ne leur épargna pas les longs monologues barbants.

Leur mission consistait à se faire passer pour un couple de tueurs à gage, recrutés en Amérique. Les vrais exécuteurs du contrat étaient morts lors d'un accident d'avion, deux semaines auparavant, mais quelques agents infiltrés avaient transmis dans leurs rapports que les Russes n'étaient pas au courant.
Ils avaient une semaine pour se mettre dans le bain et prendre contact avec eux sans qu'ils ne se doutent de leur identité. Ensuite, ils communiqueraient les noms de leurs victimes au NCIS, qui se chargerait de leur protection et de faire croire à leur vraie mort, jusqu'à ce que le réseau soit totalement démantelé.

Bref, quand Jenny et Jethro passèrent la porte de l'ambassade, ils poussèrent un soupir de soulagement en sentant l'air glacé leur fouetter le visage. La jeune bleue se détendit immédiatement, parce qu'elle avait passé tant de temps assise sur ces fauteuils durs à essayer de paraître sérieuse que des crampes avaient envahi tout son corps. Son coéquipier, quant à lui, était aussi soulagé de sortir de là, mais il ne le montra pas. Aussi elle sursauta lorsqu'il prit la parole.

- A partir de maintenant nous pouvons être espionnés à n'importe quel moment. Agissez comme le ferait Hélène McCain.

Elle le dévisagea, surprise par son insensibilité à l'ennui de cet après-midi passée dans l'ambassade, mais lui ne la regarda pas, fixant la rue dans laquelle plusieurs piétons marchaient tranquillement. elle tenta de négocier, sachant déjà que c'était peine perdue avec cet homme qu'elle ne connaissait même pas.

- Je ne pense pas que...
- On ne vous demande pas de penser pour le moment agent Shepard, dit-il sèchement en se tournant vers elle, mais d'agir !

Elle l'affronta du regard, mais il ne baissa pas les siens. Ils commençaient très, très mal. Ce type essayait d'ors et déjà de la faire obéir, et ça ne lui plaisait pas du tout. Quant à lui, je vous l'ai dit, même s'il aimait les femmes de caractère, ce n'était pas une bleue qui allait lui apprendre son métier.

- Vous n'êtes pas mon patron.
- Pour la durée de cette mission si, de nous deux c'est moi le plus gradé.

De nouveau, la seule réponse qu'elle put lui donner fut un regard si meurtrier qu'elle aurait pu le fusiller sur place. Il était loin de le savoir, mais pendant la durée de leur relation ce serait celui qu'il recevrait le plus.

# Gepost op zondag 16 november 2008, 11u31

Gewijzigd op donderdag 19 februari 2009, 14u49

Chapter IV

Chapter IV
Il vous est peut-être arrivé quelques fois, si vous habitez la capitale, de croiser dans la rue de jeunes mariés américains en voyage de noce à Paris. Lorsqu'ils redescendirent l'allée sombre dans laquelle ils étaient sortis, Jenny et Gibbs se tenaient par la main, et un personnage externe les croisant à ce moment là les aurait sans doute pris pour un de ces couples. Ce dont il n'aurait pas eu conscience, grâce aux mines réjouies que les deux agents s'étaient composés, c'était de la colère qui habitait Jenny, et de la pression exercée par sa main sur celle de Gibbs.
Évidemment, il ne se serait pas rendu compte non plus que celui-ci lui jetait de temps à autres des regards furibonds qu'elle recevait sans faire de commentaires, ou que la tension qui régnait entre eux annonçait de biens mauvais jours.
Enfin, après quelques minutes de marche, ils décidèrent –du moins le machiste américain décida – de s'asseoir à la terrasse d'un café. Lorsque le serveur approcha, il hésita à leur demander ce qu'ils commandaient. En effet, ils ne se quittaient pas des yeux et, tels des chiens prêts à se battre, semblaient ne pas vouloir les baisser, ni l'un, ni l'autre. Heureusement pour lui, ce fut Jenny qui réagit sans même quitter son partenaire du regard.

- Une limonade s'il vous plaît, demanda-t-elle.
- Un café.

Cette dernière réplique avait été lancée par Gibbs qui, malgré le fait qu'il ne parlait pas le français, avait très vite appris comment on nommait sa boisson favorite dans cette langue. C'était à vrai dire, presque le seul mot qu'il connaissait. Le serveur s'empressa d'aller leur préparer ce qu'ils demandaient, ne tenant pas plus que ça à rester entre eux à ce moment là. Il revint très vite leur apporter une tasse et un verre, qu'ils burent tous deux toujours sans se quitter des yeux.

- Je vois que vous n'aimez pas le café, prononça Gibbs après ce long silence ombrageux
- Pas plus que ça, lui répondit Jen d'un ton poli, mais tendu.
- Vous apprendrez.

Il continua de la fixer de ses yeux bleus et froids, et tout à coup la jeune femme prit conscience du monde autour d'elle. Elle pensa brusquement que des gens, surpris par leur attitude, les regardaient brièvement, et qu'elle ne s'en était pas rendue compte avant. Elle reprit la conversation, troublée.

- Nous devrions peut-être... changer d'endroit. Les gens vont se poser des questions.
- Ils s'en posent déjà.

Gibbs se leva, et lui tendit la main pour qu'elle la prenne. Elle lui fit un sourire totalement faux qu'il détecta immédiatement, avant de la prendre en la serrant un peu trop fort à son goût. Jenny était encore étrangement bouleversée par le moment qui venait de se passer. Il lui semblait avoir vécu quelques minutes hors du temps, à fixer l'agent spécial sans faire attention à la vie autour d'elle. Ces instants d'égarement ne lui arrivaient pourtant jamais.
Elle chassa pourtant ces pensées de son esprit, et se tourna vers son partenaire. Il avait le sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce qui vous fait rire ? le questionna-t-elle, méfiante.

Il la regarda, et elle eut l'étrange impression qu'il avait capté les pensées qui l'avaient préoccupée. Elle ne savait pas en cet instant que la sensation qui prédominait avec Gibbs, était celle-ci.

- Rien.

Ils continuèrent leur route, jusqu'à l'élégant appartement que la police française leur avait indiqué comme lieux de résidence des tueurs en série. Leurs masques de jeunes mariés reprirent leur place. Ils surent tous deux qu'à partir de maintenant, ils n'auraient plus droit à l'erreur. Leurs noms étaient Jack et Helen McCain, et ils étaient un couple marié depuis de nombreuses années.

# Gepost op maandag 29 juni 2009, 16u04